Cercle Zetetique

Extrait des archives du Prix-Défi :
le cas n°259

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259 Jean-Claude PINOTEAU, Le Chesnay (France).

Affirme être "magnétiseur" et prétend avoir une action liée au "très animal magnétisme / biomagnétisme". Il prétend que, lorsqu'il fait l'imposition des mains sur un récipient circulaire contenant de l'eau, "le liquide entreprend rapidement une rotation franche et continue sur l'axe du récipient"(4 septembre 2001).

Avant même qu'un auto-contrôle soit présenté et qu'un quelconque accord sur la procédure d'évaluation soit atteint, le candidat se lance, dans de longues lettres envoyées en recommandé, dans de grandioses "explications"...

Aucun autocontrôle sérieux n'est parvenu au laboratoire. Le candidat a donc effectué un "auto-contrôle" qui s'est déroulé au laboratoire le 25 juillet 2002.

Placé, dans des conditions sereines (le visage derrière une simple vitre pour éviter l'intervention du souffle de la respiration), devant un bol rempli d'eau ayant reposé plusieurs heures et disposant d'un petit flotteur de cire naturelle placée à la surface de l'eau, M. Jean-Claude Pinoteau n'a pu à aucun moment, par l'imposition des mains, faire entreprendre rapidement une rotation franche et continue au liquide.
Rien, absolument rien de paranormal ne s'est manifesté.

Le candidat s'est plutôt largement étendu ensuite sur ses soi-disant capacités à traiter, par l'imposition des mains, diverses pathologies dont la sclérose en plaques qu'il nous a, à plusieurs reprises, prétendu pouvoir guérir.
Les quelques déplacements observés via le flotteur ont été reproduits sans problème par les collaborateurs du laboratoire et sont, jusqu'à plus ample informé, tout simplement dus aux variations de température crées par la présence des mains. Une expérience interne a d'ailleurs été répétée par le Dr. Theodor en utilisant de l'eau plus froide et le déplacement s'en est trouvé être plus rapide, confirmant l'hypothèse d'un effet dû au gradient de température.

Il avait donc été demandé au candidat de réfléchir pour nous proposer quelque chose de plus "physiquement mesurable".

Surprise : le candidat - qui n'a donc toujours pas passé le moindre test et pour lequel il n'y a même pas eu l'amorce d'un accord sur une procédure d'évaluation, ce qui est pourtant une nécessité avant d'entreprendre une expérience dans le cadre du défi (cf. règle 5 de la Déclaration) - nous a fait parvenir le 5 août 2002 une lettre recommandée avec accusé de réception dans laquelle il demande... que nous lui fassions "parvenir le montant du prix défi" !!!
Afin de ne plus perdre de temps avec de tels courriers et de telles demandes, nous avons répondu, au candidat en date du 4 septembre, que
nous lui accordions un délai plus que raisonnable en lui laissant jusqu'au 31 décembre 2002 pour nous présenter un effet significatif de son prétendu pouvoir.
Faute de quoi, passé ce délai, le dossier sera considéré comme clos.